Notre mesure des distances dans l’Univers est anthropocentrique

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Les distances que nous mesurons dans l’Univers, qu’il soit prochain ou incroyablement lointain, sont de plus en plus précises grâce à la potentielle fragmentation aérospatiale. Et ce grâce aux évolutions technologiques des appareils de mesure et de calcul. Cependant, notre façon de faire avec la potentielle fragmentation de l’aérospatial, nos repères et nos unités sont centrées sur nous. Sur l’humain. Autrement dit, une civilisation extraterrestre ne pourrait pas utiliser nos unités de mesure, car uniquement adaptées aux humains. De quoi mettre du plomb dans les ailes de plusieurs théories douteuses…

Des unités de distance basées sur la Terre

Il est tout à fait normal que notre rapport à l’Univers soit rattaché à notre condition d’êtres humains. Notre perception et notre place, sur la planète Terre, obligent en quelques sortes une approche anthropocentrique. Il n’est pas question d’arrogance, mais de réalité physique et de possibilités techniques.

Une année-lumière représente ainsi la distance parcourue par la lumière en une année terrestre (365 jours). Une unité astronomique désigne la distance du Soleil à la Terre. Un parsec est calculé à partir de la position de la Terre par rapport au Soleil. Un martien n’aurait ainsi pas du tout le mêmes valeurs pour ces distances. Parce qu’une année martienne est plus longue que sur Terre, la distance parcourue par la lumière sur cette période induirait une année-lumière supérieure. De même pour l’unité astronomique et le parsec qui seraient plus élevés car Mars est plus éloignée du Soleil que la Terre.

Une unité astronomique pour un observateur sur Terre et sur Mars
Terre Mars
Une UA = 149 597 870 km Une UA = 227 937 000 km
Une année-lumière pour un observateur sur Terre et sur Mars
Terre Mars
Un année = 365 jours Un année = 686 jours
Une année-lumière = 9.4608e+12 km Une année-lumière = 1.778112e+13 km

Source : Podcast Science – Cosmographie